LES PROFESSIONS OU MÉTIERS DE 1700 – 1800

Paris 1900

LES PROFESSIONS OU MÉTIERS DE 1700 – 1800

Mendiant

La condition de mendiant était une profession reconnue et même honorée. Pris de compassion, on le respectait. Il n’était jamais chassé, il était souvent nourri et logé dans la grange pour quelques temps. Il payait son hospitalité en racontant les ragots qu’il avait appris ou vu ailleurs. Ils étaient très nombreux à une certaine époque et formaient une véritable corporation. On les voyait souvent réunis les jours de pardon.

Meunier

Très nombreux autrefois, ils jouaient un rôle important car tous les paysans de l’époque avaient besoin d’eux. Son honnêteté était souvent mise en doute car il lui était facile de tricher sur le poids de la farine à rendre. Il était souvent riche et accusé de libertinage. Les moulins étaient des lieux de rencontre et d’information où on faisait la causette en attendant son tour.

Cordier

La profession a disparu avec l’abandon de la culture du chanvre. Certains qui habitaient près de la côte allaient ramasser, sur la grève, les débris de cordage rejetés par la mer. Ils les décordaient et en faisaient des cordes neuves. On ne fait pas une corde, on « la commet ». Ainsi une corde est « commise » de 3 ou 4 torons. La corde faite à la main était supérieure à celle faite en usine.

Forgeron

Grâce à l’importance de l’élevage du cheval à Saint-Michel-en-Grève et dans le Trégor, le forgeron avait souvent une profession lucrative. Le forgeron faisait également le métier de maréchal ferrant.

Charron

La charrette était un des outils le plus utilisée par le paysan. Construire une charrette demandait une grande technique et beaucoup d’habileté. La compétence du charron se révélait au moment du ferrage des roues.

Chiffonnier

On l’appelait encore le « pillaouer ». Il passait de ferme en ferme au cri de « tamm pihoù, tamm ! » (morceaux de chiffons, morceaux !) à la recherche de chiffons, haillons qu’ils revendaient aux Papetiers , ainsi que des vieilles ferrailles et les peaux de lapins qu’il échangeait souvent contre des poteries, des assiettes, des verres ou mouchoirs. Comme s’était une personne de voyage, on s’en méfiait la plupart du temps. On ne le laissait pas rentrer dans la maison et l’échange ou l’achat se faisait souvent devant la porte

Tailleur

Libertin et souvent méprisé, il faisait un travail peu viril. Ayant du succès auprès des femmes qui lui témoignait de la sympathie et à qui il colportait les potins du village, il se voyait méprisé par les hommes qui souvent le jalousaient. Son travail se bornait le plus souvent à tailler et à coudre le tissu qui leur était remis par le client lui-même. On l’accusait parfois de mettre à coté des morceaux qui pouvaient lui servir.

Couturière

Elle était une travailleuse itinérante qu’on louait souvent pour la journée. Elle taillait et cousait les habits d’hommes aussi bien que ceux des femmes et des enfants.

Repasseuse

Elle sait souvent racommoder le linge et le repasser. On l’employait souvent le samedi dans les maisons pour le repassage des coiffes que l’on portait le dimanche.

Tisserand

Il tissait le lin et le chanvre pour en faire des vêtements et des draps. Il fournissait également la marine à voile (les toiles de la région étaient réputées). Les vêtements qu’il taillait se transmettaient souvent de père en fils. Comme le meunier et le tailleur, il passait souvent pour un voleur car il ne rendait pas toujours autant de toile qu’on lui avait donné. Il fut victime du machinisme.

Fileuse

Cette activité, mal rétribuée, était souvent pratiquée par les paysannes chez elles à la ferme. L’hiver, elles travaillaient le soir entre voisines, chez l’une d’elles, ce qui permettait de causer et de chanter. La ferme possédait souvent un petit champ de lin et de chanvre, ce dernier poussait dans des parcelles humides. Le chanvre était également utilisé dans la fabrication des sacs destinés au transport des pommes de terre. Il servait aussi à la confection des chemises que portaient les paysans.

Cabaretier

Le cabaretier servait du cidre et de l’eau de vie. Très rarement du café et du vin. Il rendait de grand services car s’est chez lui, quelquefois dans l’arrière boutique que se négociaient les affaires et que se concluaient les marchés.

Couvreur

Le métier de couvreur de chaume était autrefois très prospère. C’était un métier qui se perpétuait souvent de père en fils. L’ardoise a remplacé aujourd’hui la chaume car les techniques modernes de moisson ne permettent plus de récupérer les tiges de seigle ou de blé. D’autre part, l’ardoise limite les dégâts en cas d’incendie.

Menuisier

Le métier de menuisier (ou munuzer) était très estimé car c’est le menuisier qui à l’époque fabriquait les meubles et notamment l’armoire de mariage. C’était souvent aussi un artiste, sachant sculpter sur les meubles qu’il fabriquait. Il intervenait dans les églises en compagnie d’autres professions telles que les peintres, verriers et doreurs pour la restauration des églises.

Charpentier

Le métier de charpentier était un des plus estimé. Il présentait des difficultés et nécessitait de l’expérience. Les charpentiers ne devaient pas se passer les outils de la main à la main de peur que ce geste n’amène entre eux de la brouille.

Sabotier

Il avait souvent des goûts artistiques; il sculptait sur les sabots des fleurs et divers ornements. Il avait un matériel assez simple : des cognées pour abatre les arbres et ébaucher les sabots. Il faisait souvent du troc avec le paysan. Il vivait indépendant et libre, au grand air est près d’une forêt. Entre eux, les sabotiers  se traitaient de cousins.

 

By René Arbour

Management certificate of Credit Card (New York - 1983-84) Bac Administration , Security for the people (Minesota 1984)